« Une motivation hors-norme ! »

Publié le par Les Médiaterre

100_0257.jpg Caroline BARRIERE, vice-présidente de la Communauté Urbaine de Strasbourg

Vous faites partie des nouvelles villes où se développe le projet Les Médiaterre. Qu'est-ce qui vous a motivé à vous y engager ?

Quand l’équipe d’Unis-Cité Strasbourg est venue nous présenter le projet Médiaterre, nous avons immédiatement saisi son intérêt majeur : à travers les jeunes volontaires, nous pourrions reprendre contact avec des personnes qui généralement restent en marge de toutes les actions que nous pouvons mener par ailleurs. En allant directement à domicile, les Médiaterre vont recréer du lien social dans les quartiers.

Sur la Communauté Urbaine de Strasbourg, huit Médiaterre interviennent dans les quartiers de Spach, Rotterdam et Cronenbourg. Ils travaillent sur les éco-gestes classiques (eau, électricité...) qui vont permettre aux habitants de faire des économies, mais nous avons choisi de faire avec eux un focus particulier sur le tri sélectif. En effet, ces dernières années, nous avons constaté une diminution de la qualité du tri sélectif dans les quartiers d’habitat collectif. Cette tendance s’est accélérée depuis 2 ou 3 ans et dans certains quartiers, on peut monter jusqu’à 25% d’erreurs de tri. La CUS de Strasbourg s’est engagée dans un plan de prévention des déchets qui vise à réduire de 7 à 10% la production de déchets d’ici 2015. Pour y parvenir, nous faisons appel aux Ambassadeurs du tri. Leur intervention auprès des habitants est nécessaire mais ponctuelle. L’intervention des Médiaterre apparaît comme complémentaire car elle se fait sur la durée et à domicile. Les Médiaterre vont être connus et reconnus dans les quartiers, et j’ai compris très vite qu’ils pourraient faire passer des messages qu’on ne peut pas faire passer en quelques minutes.

Quelle forme concrète prend votre soutien ?

La CUS apporte un soutien financier et s’implique dans la formation des volontaires. Nous les mettons en contact avec des professionnels de la communauté urbaine ou avec nos partenaires comme Eco-Emballage ou la Chambre de consommation d’Alsace.

Selon vous, que peuvent apporter des jeunes en Service Civique dans des quartiers d’habitat social ? Quelle est l'originalité de ces volontaires ?

Je suis vraiment séduite par la force de ces jeunes qui à un moment donné de leur vie ont décidé de s’impliquer. Leur motivation est hors-norme! Ce qui est beau c’est qu’ils sont venus pour donner, mais qu’eux-mêmes vont recevoir beaucoup. Sur le terrain, on voit déjà dans le contact qu’ils ont commencé à nouer avec les gens... Je suis convaincue que c’est comme ça que ça peut marcher. On pourrait faire toute la communication qu’on voudra, ce n’est que par le contact direct et par ces jeunes qu’on pourra toucher certaines personnes. 

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