« Les zones d'habitat collectif sont notre priorité »

Publié le par Les Médiaterre

Segolene.jpg Ségolène VAURY - Eco-Emballages - Chargée de communication locale

 Quel constat faites-vous sur le tri dans les quartiers populaires ?

On se rend tout d’abord compte que l’on trie moins bien en zone urbaine (27 kg de déchets recyclés par habitant et par an), qu’en zone rurale (57 kg/hab/an). Le type de logement influence également le geste de tri dans le pavillonnaire les performances de tri sont meilleures que sur dans les immeubles. En habitat collectif dense, on constate ainsi que le geste de tri est plus compliqué : présence de vide-ordure, locaux poubelles peu attrayant, manque d’informations, démotivation. Les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement sont simples : recycler 75 % des emballages ménagers contre 63 % aujourd’hui. Pour atteindre cet objectif, l’habitat collectif est une priorité.

 

Quelle forme prend votre partenariat avec Unis-Cité ?

Notre partenariat avec Unis-Cité depuis 2 ans s’inscrit pleinement dans cet objectif d’amélioration du tri dans les quartiers d’habitat collectif. Au delà du soutien financier que nous apportons au programme Médiaterre, nous formons les volontaires sur le tri, la collecte, le recyclage et la deuxième vie des emballages pour qu’ils puissent eux-mêmes accompagner et sensibiliser les familles. Nous participons aux comités de pilotage et pédagogique des différents projets comme expert « tri » Cette année, avec les mediaterre et en partenariat avec les collectivités, nous montons des « opérations coup de poing », A Villiers le Bel, par exemple, une action de sensibilisation sur le tri est prévue lors de  Fête des Voisins.

Quelle est la complémentarité entre Les Médiaterre d’Unis-Cité et les Ambassadeurs du tri ? 

La mission de l’ambassadeur du tri est de faire connaître et faire comprendre le geste de tri à l’ensemble des habitants. Il le fait bien souvent en porte à porte et dispose de peu de temps pour passer le message. Les mediaterre accompagnent les familles sur des eco-gestes dont le tri des déchets. Leur sensibilisation, sur la durée, vient renforcer le message de l’ambassadeur du tri en prenant le temps de répondre aux interrogations de toute la famille : c’est du sur-mesure.

Avez-vous des attentes particulières quant à l’évolution de ce projet ?

C’est toujours difficile de mesurer exactement ce qui se passe dans la poubelle des gens, mais idéalement, j’aimerais que l’on arrive à quantifier avec des indicateurs, précis l’impact des Médiaterre sur l’adhésion au geste de tri et in fine le tri en lui-même  dans les quartiers concernés.

La seconde piste d’évolution concerne la cible : nous aimerions que les volontaires qui ont entre 18 et 25 ans touchent davantage leur pairs : aujourd’hui, ils sensibilisent essentiellement les adultes et les enfants. Nous aimerions, à travers les volontaires Unis-Cité pouvoir atteindre plus facilement les jeunes adultes. 

Publié dans Interviews

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